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04.04.2007

Gare du Nord : la gauche déraille sur toute la ligne.

 

Voilà une semaine, la Gare du Nord était le théâtre d’événements inqualifiables. Rappel des faits : Angelo H., 32 ans, congolais en situation irrégulière sur le territoire national, avec 22 dossiers à son compteur auprès de la Justice (notamment pour violences volontaires), refuse de montrer son titre de transport à des agents de la RATP. Il n’en a pas. Le resquilleur bouscule violemment les agents du service public et tente même un coup de boule contre eux. Les contrôleurs ne peuvent le maîtriser : il crie et se débat. Des policiers interviennent (son avocat dira même que ces derniers « ont plutôt joué un rôle modérateurs »). Là, des personnes s’insurgent contre l’interpellation. Chacun trouvant de bonnes raisons : racisme, violence contre un mineur (?). Un attroupement se forme et c’est l’escalade des casseurs pendant plusieurs heures. La Gare du Nord est la porte d’entrée de la Seine-Saint-Denis, porte d’entrée européenne avec l’Eurostar, mondiale avec le RER B venant de l’aéroport Charles De Gaulle. Elle sera dévastée par 200 casseurs, 200 voyous. Quelle image pour la France !!!

Plutôt que de condamner, Commère Royal et Compère Bayrou justifient juste le désordre. Ils vont jusqu’à parler d’un problème de jeunesse ! Comme si tous les jeunes étaient des casseurs potentiels ! Ces candidats n’ont aucun respect pour le travail des agents de la RATP et de la SNCF, ni pour les fonctionnaires de police, ni pour les voyageurs qui paient leur ticket. Les Verts iront même jusqu’à dire qu’il faut rendre les transports en commun gratuits pour ces « jeunes en souffrance sociale ». La LCR de Besancenot s’est dite « solidaire du mouvement de protestation et de solidarité des voyageurs » !!! De qui se moque-t-on ? On le voit bien Royal du Poitou et Bayrou du Béarn n’ont de considération que pour les voyous. La culture de l’excuse, ça suffit ! L’ordre juste, c’est la loi du plus fort, la loi de la jungle. Quel esprit de responsabilité pour des personnes qui aspirent à la plus haute fonction de l’Etat. Un Etat de Droit ! Ces incidents sont très graves et ils osent prendre le parti du resquilleur. Quelle vaste hypocrisie ! La Gauche déraille sur toute la ligne tandis que le centre reste campé dans l’ambiguïté politicienne la plus totale, dénonçant le "laxisme de la gauche" et "la police de répression" contre les casseurs. Résultat des affrontements : 13 personnes dont 5 mineurs en garde à vue. Celui qui a jeté une jardinière de 20 kg du haut de 2 étages est poursuivi pour tentative d’homicide volontaire. 8 agents de la RATP et de la SNCF et 1 gardien de la paix ont été blessés. Rien ne justifie de tels actes. Les honnêtes gens le savent bien.

Le lendemain des affrontements, Nicolas Sarkozy viendra lui à la Gare du Nord en partance pour Lille, terre de naissance du Général De Gaulle. Un autre homme d’Etat. 

Commentaires

Je ne veux pas polémiquer mais vous semblez vouloir comparer M. Sarkozy au grand Général de Gaulle.
Halte là, la période et les évènements ne sont pas les mêmes.

Angelo Hoekelet, interpellé gare du Nord, n'était plus sur le point d'être expulsé.
à lire sur Le monde

Le 5 avril, Angelo Hoekelet devait se rendre à la préfecture de police pour un examen de sa situation administrative. Né le 13 juin 1974 à Pointe-Noire au Congo, arrivé en France en 1985, il manquera ce rendez-vous. Il sera en détention provisoire, dans l'attente de son jugement. Le 27 mars, il a été contrôlé sans ticket à la gare du Nord par deux agents de la RATP. Il s'est rebellé et a été interpellé. Un événement banal, à l'origine d'affrontements spectaculaires entre des jeunes et les forces de l'ordre.

Contrairement à la version donnée alors par le ministère de l'intérieur et la Préfecture de police, il n'était plus sur le point d'être expulsé du territoire. Frappé d'un arrêté de reconduite à la frontière, il a bénéficié, le 15 septembre 2006, d'une décision favorable du tribunal administratif. « L'arrêt du préfet de police du 11 août 2006 a porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris », a expliqué le tribunal pour justifier l'annulation de l'arrêté. Il a ainsi relégué Angelo Hoekelet dans une sorte de no man's land administratif : comme des milliers d'autres étrangers dans son cas.

Selon le ministère de l'intérieur, M. Hoekelet avait déjà fait l'objet de deux interdictions du territoire, prononcées par la justice, en 1993 ; puis d'un refus de séjour avec invitation à quitter le territoire, en 2004. Aucune de ces décisions n'avait été exécutée. « C'est un problème classique, explique-t-on Place Beauvau. On ne peut pas aller chercher les gens chez eux pour les expulser de force. »

Gilet noir ouvert sur un tee-shirt blanc, la mine défaite par deux journées de garde à vue, l'intéressé comparassait, jeudi 29 mars, devant le tribunal correctionnel de Paris. « Mon client est un contrevenant, pas un émeutier, a plaidé son avocat, Me Bruno-Albert Boccara. Il ne veut pas du premier rôle qu'on lui attribue à la suite de ces violences ». Aussi, Angelo Hoekelet a préféré être jugé plus tard. Il ne souhaite pas endosser « le rôle de bouc émissaire ». Son cas sera examiné le 2 mai. Son avocat a souligné qu'il n'était pas en situation irrégulière. « Il est entré régulièrement en France à l'âge de 10 ans dans le cadre du regroupement familial », a-t-il expliqué. La veille, le ministre de l'intérieur François Baroin l'avait, pourtant, présenté comme un « récidiviste défavorablement connu des services de police et de surcroît entré illégalement sur le territoire ». Manipulation ou information erronée délivrée par les services au tout nouveau ministre ?

« C'EST DÉGEULASSE »

La Préfecture de police reconnaît l'erreur mais réfute toute tentative de manipulation, plaidant la bonne foi. « Son arrêt de reconduite apparaissait dans les ordinateurs. La mise à jour n'avait pas été complète, la décision du tribunal administratif n'y figurait pas », justifie-t-on.

Pas si simple selon Joaquin Masanet, secrétaire général du syndicat UNSA-Police, classé à gauche. Celui-ci estime qu' « il est trop facile d'accuser le seul préfet de police. C'est le ministre de l'intérieur qui devrait présenter des excuses publiques ». « Je suis scandalisé, poursuit-il. Nous avoir donné de mauvaises informations est dégueulasse et ressemble à de la manipulation. » Le ministère de l'intérieur souligne, pour sa part, que la convocation de M. Hoekelet à la Préfecture le 5 avril ne présageait en rien d'une régularisation automatique.

Restent les antécédents judiciaires d'Angelo Hoekelet. Outre quinze signalements policiers sans suite pénale, l'homme compte sept condamnations : des vols de nourriture et d'ustensiles de cuisine dans un Monoprix et un Prisunic ; des violences et insultes à agents de la force publique ; le port d'un opinel ; l'opposition, à une expulsion... En mars 2003, il avait écopé de trois mois de prison pour « outrage à une personne chargée d'une mission de service publique et à un dépositaire de l'autorité publique ». « Voilà le délinquant majeur qu'on nous présente, a lancé Me Boccara. Un homme qui relève en réalité du quart-monde ». Alors que ses deux soeurs, arrivées en France dans les mêmes conditions que lui, ont obtenu sans difficulté la nationalité française, Angelo Hoekelet, pris en charge par la Fondation Abbé-Pierre depuis quelques années, semble perdu et dépassé.
Yves Bordenave et Piotr Smolar

Ecrit par : david burlot | 04.04.2007

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